mardi 31 juillet 2012

Quand spermatozoïdes et ovules nous apprennent à être tolérants, et à ne pas être racistes et phobiques ! (Art.69)


Ce beau matin de dimanche quand  j’ai ouvert mon compte Facebook, j’étais loin de me douter un seul instant de l’importance de la découverte que j’allais faire. Enfin, « importance et découverte », excusez mon enthousiasme juvénile, je m’emballe vite quand je suis inspiré. Je poursuivrais avec modération, promis. Donc en ouvrant mon compte FB avant hier je me suis aperçu qu’on m’a fait passer en mode « Journal »  sans rien me demander. Mark Zuckerberg l’avait décidé, point. Alors Bakhos Baalbaki prend acte, soit. Cela fait des mois que je lis et j’entends les uns et les autres débattre sur la nouvelle configuration. Certains font l’éloge de cette présentation « interactive », d’autres pestent contre une présentation « gadget ». Ayant un tempérament de chat, de gouttière en toute modestie, qui n’aime pas qu’on m’impose quoique ce soit, cela m’indispose en soi, mais s’accommode bien des futilités, toute résistance étant inutile et toute réticence étant superflue, je me suis soumis au diktat du jeune boursier, le monde ne s’arrêtera pas de tourner en cette fin de mois à cause de la Timeline de BB, quand même ! La vie continuera comme si de rien n’était.

Sans râler, j’ai procédé alors à quelques réglages nécessaires pour me sentir chez moi. Vous en conviendriez mes très chers amis, amies incluses, le masculin l’emporte, BB n’y est pour rien, il ne fait pas dans la discrimination sexuelle, il n’est point académicien d’ailleurs pour changer cette règle machiste, c’est à peine qu’il essaye de comprendre ce qui lui arrive à une heure matinale, alors que c’est un couche-tard notoire... Et voilà que mon emballement juvénile me fait perdre le fil de mes idées ! Je suis donc dans l’obligation de tempérer mes apartés théâtraux et de revenir à une narration plus conventionnelle. Donc, je disais que vous en conviendriez que c’est important de se sentir chez soi si l’on veut bien recevoir ses amis. Et comme toute présentation, vestimentaire, décorative ou facebookienne reflète notre personnalité, je devais y consacrer un peu de temps afin de peaufiner mon profil bien que nous nous sentons tous bridés au niveau artistique sur la plateforme de notre cher ami Marko, qui sans lui nous ne serons pas là tout de même. Toujours est-il que j’ai survolé mon Facebook pour le relooker, j’ai supprimé des infos et j’ai déplacé d’autres, j’ai profité pour mettre certaines publications « en avant », mes articles, je les ai même numérotés, il y en a 68 au total et à ce jour, le présent est le 69e, quelle coïncidence!, en un an et demi d’analyses politiques, d’impressions diverses et d’activisme bénévole et non intéressé. Je me suis senti fier après le survol de ma production intellectuelle. Mais, le point qui m’a posé problème c’était de fournir des infos sur ma naissance. Je n’en ai pas ou peu et qu’importe. Il faut dire qu’à force de tout faire pour ignorer ma date de naissance, le seul procédé gratuit que j’ai trouvé pour rester jeune, jeune d’esprit entendons-nous bien sur ce point, j’ai fini par l’oublier. Quant à dénicher une photo de ma naissance, cela m’a semblé dénuer de tout intérêt. Alors que mettre, sachant que la section « Naissance » occupe une position stratégique dans le nouveau profil puisqu’elle constitue la Genèse facebookienne ?

Après un moment de réflexion, eurêka ! J’ai appelé la science à mon secours. J'ai choisi de publier cette image originale de la rencontre « micro » de deux gamètes, qui découle de la rencontre « macro » de deux êtres. Deux rencontres qui font qu’on existe en chair et en os, fruit de la passion amoureuse en somme. En me perdant dans la beauté de l’image, deux réflexions m’ont traversé l’esprit. 

D’un côté, j’ai constaté que s’il fallait être deux de sexes opposés pour créer un être humain, naturellement bien entendu, la différence de taille entre la gamète mâle et la gamète femelle est impressionnante. Cela prouve l’importance du facteur « féminin » dans la constitution humaine. Qu’un tel facteur soit perceptible, flagrant, discret ou pas, l’ovule porte le spermatozoïde, comme la femme porte le fœtus. 

D'un autre côté, j’ai découvert que cette photo constituait une merveilleuse leçon de vie. Si les hommes et les femmes peuvent être racistes et phobiques en tous genres, en tous lieux et dans tous les sens (xénophobes, homophobes, islamophobes, christianophobes, maronitophobes, arabophobes, américanophobes...), les spermatozoïdes et les ovules eux, ne le sont jamais ! Ils ignorent couleur de peau, classe sociale, religion, croyance, nationalité, orientation sexuelle, appartenances politique et ethnique ! Tout comme l’amour qui leur a permis de s’unir sans doute. Un spermatozoïde ne fait aucune distinction entre un « ovule-blanc » et un « ovule-noir », entre un « ovule-cadre » et un « ovule-ouvrier », entre un « ovule-chrétien » et un « ovule-musulman », entre un « ovule-libanais » et un « ovule-indien ». Il ne fera même pas la distinction entre un « ovule de gauche » et un « ovule de droite », au sens politique comme au sens histologique, entre un « ovule-démocrate » et un« ovule-républicain » ou entre un « ovule-14Mars » et un « ovule-8Mars », c'est pour dire. Il en est de même pour l'ovule, qui pourrait accepter tout spermatozoïde sans distinction de race ou de classe et j'en passe. Quelle merveilleuse leçon de tolérance qui fera mourir de rage tous les racistes et phobiques sur Terre. L’objectif des gamètes mâles et des gamètes femelles ne se limite pas à perpétuer la vie, brasser les gènes constitue une bien noble cause pour ces cellules sexuées. Et quel autre merveilleux exemple pourrait-t-on trouver pour faire l’éloge du brassage culturel ?

Mais, les aventures des gamètes ne se déroulent pas forcément sous la bannière « peace & love ». Certes, les spermatozoïdes et les ovules ne sont pas racistes, mais la compétition est rude, les contraintes nombreuses et la sélection est terrible. Tout se déroule dans une incroyable course contre la montre car l’espérance de vie de l’ovule ne dépasse pas les 24 heures et celle des spermatozoïdes les plus gaillards les 4 jours. Avec 200 millions de prétendants pour un seul élu, la vie d’un spermatozoïde est loin d’être un long fleuve tranquille. Dès le top départ marquant la fin des galipettes, c’est le parcours du combattant pour les gamètes mâles, à commencer par la survie dans un milieu vaginal hostile, puis le passage d’un col difficile, le franchissement d’une plaine utérine particulièrement fertile et enfin un sacré sens de l’orientation pour ne pas se tromper de carrefour, la rencontre se faisant dans une des 2 trompes selon que l’ovule venait de l’ovaire gauche ou de l’ovaire droit. A l’échelle humaine c’est un peu comme si les Roméo devaient s’engager dans un marathon avant de retrouver leur Juliette. Une folie ! Ainsi, même à l’échelle microscopique, l’homme propose et la femme dispose. Voilà donc un joli clin d’œil de la vie et une belle leçon de choses.

Code pénal libanais: « Les relations sexuelles contre nature sont punies d'emprisonnement » (Art.68)



Affaires de l’arrestation de 36 homosexuels dans un cinéma de Beyrouth et la chasse aux sorcières lancée par un jeunot présentateur-conservateur de télé, Joe Maalouf, à travers son émission Inta 7or sur la MTV, contre la communauté gay. Voilà encore une preuve, comme s’il en fallait d’ailleurs !, de l’hypocrisie, de la schizophrénie, du conservatisme et de l’archaïsme du Liban dans certains domaines. En tous cas, tant que la loi libanaise condamne les homosexuels, il n’y a aucun espoir de voir un jour l’attitude des autorités et de la population changer.

L’article 534 du Code pénal libanais stipule : « Les relations sexuelles contre nature sont punies d'emprisonnement, entre un mois et un an, et d'une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises ».  

Cet article est archaïque pour au moins 3 raisons :
- chacun est libre de son orientation sexuelle, naturellement ;
- l’homosexualité est répandue dans la nature, aussi bien chez les humains que chez les animaux, aujourd'hui comme dans le passé; c’est une foutaise de dire qu’elle est « contre nature »;
- aucune société des pays développés, notamment occidentaux, ne condamne l’homosexualité.

Au passage, un survol de la législation libanaise montre que le « blasphème » est aussi puni par un mois à un an d’emprisonnement (Article 473). L’insulte publique de la religion, est condamnée de 6 mois à 3 ans de prison (Article 474). Les articles 487, 488 et 489 châtient l’adultère, mais sont moins sévères avec les coureurs de jupons ! Le comble c’est sans doute l’article 562 qui accorde des circonstances atténuantes pour les crimes d’honneur.

Pour revenir à l'aberration de l'article 534, il reste à savoir, quel député ou politicien et quel curé, imam, sayyed ou cheikh, oseraient demander l’abolition d'un article aussi archaïque -et des autres dans la foulée- des articles qui n’ont pas leur place dans une société respectueuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales !

dimanche 17 juin 2012

Myriam Klink et Marcel Ghanem : deux belles têtes à claques ! (Art.65)


Que Myriam Klink se prenne pour une femme, et tient à le crier comme une chatte sur un toit brûlant, c’est son droit le plus élémentaire. La présence de 2 chromosomes X est suffisante pour qu’elle le fasse. Nul besoin ni d’un striptease ni d’un test ADN pour le confirmer, on la croit sur parole. Qu’elle soit blonde, une vraie ou une fausse, ne nous pose aucun problème non plus. Au pays du paraître -alors que tout le monde sait, Myriam Klink herself comprise- nul ne peut échapper à ses racines, le factice est roi et la contrefaçon est reine! Nous n’allons tout de même pas réclamer à cette top-potiche la publication d’une photographie de sa toison pubienne dans Playboy, pour lui fournir un certificat de « blondasse d’origine contrôlée ». A vrai dire, on s’en foutait royalement autant de sa chevelure décolorée que de sa toison pubienne jusqu’à l’autre jour, mais apparemment pas elle ! Justement...

Que Myriam Klink soit nombriliste, il n’y a rien d’étonnant pour celle qui affirme dans un post récent « I love myself my body and my person ! I am narcissic true ! ». Eh bien, soit. Qu’elle fasse une chanson pour parler de son vagin et ses envies, alors que la pièce de Broadway « Les monologues du vagin » a fait plusieurs fois le tour du monde depuis 1996, c’est aussi son droit le plus élémentaire même si elle se prend avec pas mal de retard, en toute médiocrité. Conseil d’ami à la Myriam au passage et les conseils de BB sont toujours gratuits, il vaut mieux assouvir ses envies en coulisse que d’en parler en public. Jusque-là rien d’extraordinaire. Là où ça coince avec Myriam Klink, c’est lorsqu’elle prend son verbiage prépubertaire pour de la chansonnette de l’école Pierre Perret (Le zizi, 1974) et sa prestation sur scène « tékhrij classe de 6e » pour du spectacle de l’école Shakira !

Tout aurait pu bien se passer pour la Klink, si un certain Nemr (Abou Nassar) n’est pas passé par-là ! Il faut avouer que c’était du pain béni pour ce comique libanais, dont le boulot consiste à caricaturer les défauts de la société libanaise. Pas de quoi chômer ! En dépit de ce nom de félin, Nemr s’est montré très modéré avec la chanson « Antar » de Myriam Klink alors qu’il avait de quoi broder. Averti par un ami, il poste la chanson le 11 juin et l’accompagne du commentaire suivant : « What do I think about Myriam Klink's song? She's singing about her pussy, she calls in Antar. She loves caressing it. Poetry. Fucking Poetry. For more info check out her insanely amazing web site, her bio is absolute genius: "raised between the animals and natures", brilliant ». Erreur fatale pour le comique car la blondasse qui ne connaissait pas le sens du ridicule, elle va peut-être le découvrir, s’est avérée n’avoir ni sens de l’humour, ni sens de l’autodérision, ni même le minimum syndical de la bienséance. Quel crime de lèse-majesté cet ironique « poetry » ! Et comme le ridicule ne tue toujours pas hélas et mille fois hélas, Myriam Klink a eu le culot de répondre au comique et étrangement elle a trouvé l’inspiration. Wo ya reit elle n’a rien trouvé ! Au lieu de se faire toute petite et laisser l’eau couler sous les ponts, elle répond avec virulence et agressivité. C’est l’éléphant lâché dans un magasin de porcelaine !

Moins de 2h après le post de Nemr, Myriam Klink écrit à ses fans : « Fi wahad tatar issmo nemer abou nassar insulting me on my song for antar! this gay asshole talking about poetry and blabla and shit thing trying to proove that he exists! The more they talk about me the more they make me FAMOUS! I wanna have fun u shmunk hihihi deghre badon serious w hayet azaa w dafenn! Wlak tfeh mala tatar w nawar m3a2adine! Nanana to2ou mouto w nfeljooo while u insult m becoming more famous new songs soon and video clip and lalalala hihihiihihi! » Impressionnant, paroles de potiche ! En tout cas, seulement 129 personnes ont liké le statut sur 24 000 fans.

Nous sommes très nombreux à espérer que Myriam Klink soit laminée par son ânerie. Nous osons même espérer un « effet prolongé », LP et retard, et même un effet rebond, en boucle, et pour lui clouer le bec et pour la clouer au pilori et pour un long moment, dakhilik ya 3adra 3mélé chi 3ajibé, dakhil éjreiké! Dans ce but, j’ai rédigé cet article et je poste la chanson « Antar » ainsi que la longue réponse du comique à la chanteuse. Il y a de quoi briser une demi-douzaine de bouteilles en verre sur la tête à la manière kusturicienne d’Underground !

L’affaire Nemr-Klink m’a tout de suite fait penser à l’affaire Rahmé-Ghanem. Autre registre. Le député de Baalbeck-Hermel était l’invité de Kalam El-Ness le jeudi 7 juin, après une exclusion de 16 ans ! Il devait débattre avec Mohammad Kabbara. Pour résumer : 45 min de retard, prévu mais pas annoncé aux députés, pas un mot d’excuse de la part du journaliste, bien au contraire, « térbi7 jmilé » de la part de Marcel Ghanem de les avoir invité, coup de fil privé du journaliste qui n’en finissait pas malgré le retard, réflexion d’Emile Rahmé, dérapage verbal et fuse la célèbre phrase du député au journaliste, une réplique qui fera date « énté wa7ad khreiyénn... kiss ékhtak ma as2alak ».

Emile Rahmé vaut ce qu’il vaut, sa réaction impulsive n’est pas digne d’un député de la Nation, mais il n’empêche que l’autre jour il m’est apparu beaucoup plus « sympathique » que le très respecté Marcel Ghanem... El zalamé kébrané ktir b rasso depuis déjà un moment ! Il croit faire la pluie et le beau temps dans le paysage audiovisuel libanais, au moins sur le plan politique alors que ses prestations médiatiques laissent beaucoup à désirer : un manque de professionnalisme flagrant qui se manifeste notamment par un questionnement complaisant et une familiarité déplacée avec ses invités, 2 éléments qui ne font pas partie des qualités requises pour décrocher le prix Pulitzer. Marcel Ghanem est peut-être adapté à la société libanaise, mais toute comparaison avec ses collègues étrangers est affligeante ! Un seul exemple, ô combien parlant, lors de l’invasion de Beyrouth et du Mont-Liban en mai 2008, alors que nous étions au bord d’une guerre civile, il a passé toute une soirée à rire et à blaguer avec l’invité du Hezbollah. Consternant !

Etant donné que tout ce qui s’est déroulé le jeudi 7 juin 2012 s’est déroulé en coulisse, Marcel Ghanem n’avait pas à montrer les extraits sur une partie de l’échange qu’il a eu avec Emile Rahmé. Il a commis une faute déontologique en le faisant. Pire, il a abusé de son pouvoir en profitant de la tribune que lui offre la LBC pour bassiner les téléspectateurs pendant des minutes durant avec le comportement d’Emile Rahmé alors que le sien était indigne d’un journaliste qui a une « certaine » renommée au Liban! Au passage, Kabbara qui d’habitude gueule pour un oui et pour non, s’est complétement écrasé, profitant lui de l’aubaine d’être débarrassé de son adversaire ! Il aurait dû quitter le plateau, sachant qu’il était le plus indigné par la longue et méprisante attente infligée par Marcel Ghanem aux deux députés sans un mot d’excuse avant l’entrée sur le plateau !

Sans aucun doute, Myriam Klink et Marcel Ghanem sont de belles têtes à claques, deux exemples du déclin de la société libanaise ! Certains diront que l’entrée d’Amine Maalouf à l’Académie française compense largement l’amertume de la médiocrité ambiante que reflètent ces 2 affaires. C’est vrai, mais Amine Maalouf est une exception et l’exception n’a jamais fait la règle. Il est urgent d’engager une réflexion profonde sur la renaissance de la société libanaise, qui exige un sursaut au niveau national et sur tous les plans : politique, sociologique, urbanisme, écologique, culturel, culinaire, artistique, médiatique, etc. Une renaissance qui ne verra jamais le jour que si et seulement si le libanais commence par devenir exigeant et par mettre la barre HAUT !


Antar - Myriam Klink
http://www.youtube.com/watch?v=ClzhrAXD93U

Réponse de Nemr à Myriam Klink
http://www.youtube.com/watch?v=yxNxVQd7q_0

samedi 21 janvier 2012

Beyrouth Hôtel: les mérites de Danielle Arbid (Art.50)


Un de ces proverbes libanais pleins de sagesse dit "bass tou2a3 el ba2ra, byéktaro el séllékhine"! Pauvre Danielle, elle n'a rien d'une vache, bien au contraire, par contre les "séllékhine" eux, l'ont bien été! Etant donné le tapage médiatique autour du film Beyrouth Hôtel (ou Beirut Hotel... beau titre au passage), il est vrai que tout le monde s'attendait à quelque chose d'extraordinaire. Certains espéraient un Emmanuelle ou un Basic Instinct à la libanaise, d'autres un Bond féminin ou un Lelouch oriental. A l'arrivée on a une œuvre qui laisse à désirer pour ce beau monde malgré la passion amoureuse et la charge érotique qui dominent ses 93 minutes.

Je n'ai pas envie de disserter sur les éventuels points négatifs de cette fiction, je crois que Danielle Arbid, la réalisatrice, en a pris plein la gueule, assez injustement d'ailleurs! Ce qui m'a tout de suite frappé concernant ce film, c'est le décalage entre l'appréciation des spectateurs français "de souche" et les spectateurs libanais "de souche", prouvant au passage que l'acquisition de la nationalité française ne conduit pas automatiquement à l'acquisition de la "mentalité française". Globalement les premiers ont apprécié, les seconds pas. C'est vrai que mon étude s'est basée sur un tout petit échantillon autour de moi, non représentatif des populations en question, mais j'ai trouvé ce constat assez significatif et même intriguant.

Sur la forme. Personnellement j'ai tout fait à l'envers et j'avoue que cette manière de procéder me plaît! Je n'ai pas vu le film vendredi soir à la télé, mais le lendemain sur le site de la chaine Arte. D'après les commentaires des uns et des autres, je m'attendais au pire, alors je fus agréablement surpris de tomber sur une œuvre filmée avec un grand professionnalisme (pas comme l'écrasante majorité des films & téléfilms libanais, nases à mourir, sur le plan technique et la performance des acteurs)... belle ambiance, jolie lumière (un détail qui échappe complètement aux productions libanaises!) et des acteurs excellents. Danielle Arbid a réussi même à éviter la laideur ambiante de notre capitale, c'est déjà un exploit en soi. Il y a des moments délicieux comme lorsque Zoha chante "Ya habibi ta3ala l7a2ni w chouf yalli gharali", à l'hôtel puis dans le taxi. Je ne suis pas un grand fan de musique arabe, mais j'ai la chance de connaître cette magnifique chanson d'Asmahan. Elle est tout simplement envoutante, mélodie et texte! Les plans des ébats amoureux entre Mathieu et Zoha sont très osés pour un film libanais! Un autre mérite de Danielle Arbid, elle a su bousculer un tabou de la société libanaise, montrer la vie intime des couples à l'écran, sans tomber pour autant dans la facilité et la vulgarité. Enfin, à trop chercher j'ai trouvé 2 défauts: le petit, tout le monde regarde NewTV dans ce film; le grand, et non des moindres, il aurait fallu peut être étoffer un peu plus le scénario! Et encore!

Sur le fond. Je crois que Danielle Arbid a eu le mérite, il convient quand même de le souligner, de traiter avec brio des sujets difficiles, la liberté de mœurs, l'infidélité conjugale et le divorce, surtout à l'initiative de la femme, dans une société puritaine, patriarcale et machiste où les crimes d'honneur existent encore (d'ailleurs on en parle dans le film, un fait divers qui passe dans les infos du journal télévisé). Elle soulève une question dérangeante et sûrement très difficile à accepter. Oui une femme libanaise est capable de se séparer de son mari, de le tromper et de demander le divorce. Abats l'hypocrisie! Et quel "sort" doit-on lui réserver? Et bien, aucun, c'est son droit de disposer de son corps et de sa vie. On divorce si on n'est pas content, point. On peut être favorable ou pas à cette évolution de la société, il n'empêche que le monde change, l'homme libanais avec son patriarcat et son machisme ne règne plus sans partage et d'une manière autoritaire sur la femme libanaise.

A propos de machisme, anecdote. Je me souviens à la sortie du superbe film de Nadine Labaki en septembre dernier, "Et maintenant on va où?", de ce très jeune politicien, que j'appellerai Raoul, novice de moins de 30 ans, fils d'un grand député libanais notoire, arriviste classe triple A, grande gueule sur des sujets très sélectifs, la révolte syrienne exclusivement, qui s'est précipité sur son téléphone portable à la sortie de la salle de projection, pour nous balancer sur sa page FB à plus de 30000 likes, ce statut où il se demande où vit cette femme (la réalisatrice), pour nous affirmer que son film est superficiel, que sans se rendre compte "sét Nadine" (dame Nadine) véhicule des messages politiques dangereux (SVP!) et prie la talentueuse réalisatrice libanaise, au moins pour moi, de se cantonner aux sujets sociologiques". Wlak cool Raoul, ce n'est qu'un film! Le machisme c'est comme le racisme, il est parfois d'une grande discrétion, sournois!

L'autre mérite de la jeune réalisatrice libanaise, Danielle Arbid, un pack de mérites en fait, c'est d'avoir poussé un très grand acteur français Charles Berling à jouer dans cette production (au passage Darine Hamzé est ravissante!), d'avoir convaincu une chaine de télévision française, Arte, de programmer le film (la censure n'y est pour rien, la décision date du mois d'octobre 2011), et surtout d'avoir démontré à travers sa mésaventure avec la Sûreté générale libanaise que la censure est une action non seulement stupide mais surtout inefficace, pire elle conduit exactement au contraire de ce que certains esprits archaïques souhaitent, c'est la meilleure publicité qui soit!


Post Scriptum (28 janvier 2012)

La mise en ligne du film sur le site d'Arte pendant une semaine (du 20 au 27 janvier) a permis à 34 049 personnes de le visionner et à 1 768 personnes de l'évaluer. Il a obtenu 4,86 étoiles (sur 5)! Je présume essentiellement des Français et des Allemands de souche!

Réf.

Beyrouth Hôtel / Arte
Le film est disponible sur le site d'Arte, n'en déplaise à la Sûreté générale libanaise!
http://videos.arte.tv/fr/videos/beyrouth_hotel-6334084.html

أسمهان – يا حبيبي تعالى إلحقني وشوف إيه اللي جرالي
http://www.youtube.com/watch?v=-ez7VUj6qiU

samedi 24 décembre 2011

S'extraire à la gravité terrestre… Joyeux Noël et bonne fin d'année! (Art.48)


C'est une envie insidieuse et récurrente, qui finit par devenir permanente et oppressante, à l'approche de la fin du cycle solaire du calendrier grégorien, une envie tenace de m'extraire à cette gravité terrestre…

Tous les ans à partir du 11 décembre, je rêve d'être ailleurs, sur les cimes enneigées et immaculées du Mont-Liban ou sur les dunes ensablées et brûlantes du désert de Namibe, au cœur de la Nouvelle-Calédonie ou de la Nouvelle-Zélande, loin du tumulte commercial des fêtes de fin d'année, loin des étouffantes dindes en chair ou aux marrons, loin du zankhit el saumon et du foie gras des canards et des oies suppliciés -khallas, on ne m'aura plus, c'est vraiment la dernière fois que je goûterai à cet aliment obtenu sous la torture!- loin du sénile père Noël et ses trous de mémoire, loin des confettis, des cotillons et de tout le tintouin, en black-out harmonieux avec des amis authentiques sur des terres idylliques, à plus de 150 km du magasin le plus proche… et jusqu'au 7 janvier au moins!

Raté pour cette année… Alors, à l'année prochaine ;)

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous, amis de cette Toile qui nous réunit tous les jours pour certains ou tous les soirs pour d'autres, couche-tôt ou couche-tard, thé ou café, en semaine ou le week-end, croyants ou mécréants, coreligionnaires ou pas, 14 ou 8 marsiens et centristes, de passer un Joyeux Noël et une très bonne fin d'année!

Cet "ailleurs" est sans doute à la portée de tous… Parce qu'aimé et être aimé donnent des ailes, seul l'Amour permet de s'extraire à la gravité terrestre… et réaliser l'éternel rêve de l'Homme: planer!

Allez, à votre santé! :)

mardi 4 octobre 2011

Mon premier Beyond : un havre de paix, d'écologie et d'espoir au milieu de notre tumultueux Liban (Art.39)


Il est rare que je lise un magazine de la 1re de couverture à la 4e de couverture! Bien que ma curiosité me pousse à explorer des domaines variés, je suis très sélectif dans ma lecture. Et pourtant c'est ce qui m'est arrivé avec Beyond Magazine grâce à la réunion de 3 éléments déterminants: le thème de l'environnement qui me préoccupe depuis toujours, Pascale Choueiri Saad la directrice de la publication qui est une amie et enfin le fait que "Rising Beyond Sight" (Summer 2011) était mon 1er numéro, ma terra incognita!

Bien que Pascale ait proposé de me l'envoyer par voie postale, j'ai décliné son offre. J'avais l'intention de me rendre dans une librairie avec l'idée d'achat en tête, le chercher en rayon, le feuilleter sur place, passer en caisse, le payer, aller m'installer sur la terrasse d'un café et commencer ma lecture. Je souhaitais être un lecteur actif. Je voulais figurer dans le chiffre des ventes. Je tenais à soutenir modestement l'écologie que Pascale défend avec frénésie.

Je fus d'abord impressionné par la qualité du support. Beyond se place à l'opposé de certains magazines tape-à-l'œil. Avec un papier recyclé mat, des couleurs pastel, une mise en page élégante et une odeur qui renvoie aux grands livres d'art, on est d'emblée séduit. De la qualité pour une modique somme de 10 000 LL... le prix de 2 chawarma, 1 bière dans un pub, 1/2 amende de stationnement (là où l'Etat existe!), 1/3 de l'entrée à Eddé Sands, 1/10 d'un bon bakchich pour éviter l'enfer administratif au cadastre et seulement 1/100 du prix d'un billet d'avion!

J'ai beaucoup aimé l'éditorial "Rising up and Above". "Taking time to listen, to smell, to look up, to touch and to taste…". Ceci me fait penser aux paroles de la chanson "Until the end of the world" de U2: "You miss too much these days if you stop to think"! Et pourtant, il faudrait bien appuyer sur "Pause" et s'arrêter de réfléchir de temps à autre! On lit aussi "Sitting amongst the trees and listening with your heart"! J'adore car c'est exactement de cette manière que je me ressource! Touché.
J'ai bien apprécié aussi les belles photographies qui contrastent avec la laideur de plus en plus répandue dans notre pays. Celle de la couverture est une invitation à s'immerger dans une belle eau turquoise, mais aussi à plonger dans le magazine.
J'ai retrouvé des articles divers et variés, informatifs, rassurants, instructifs, alarmants, persuasifs et dépaysants.
J'ai appris beaucoup de choses: entre autres, qu'il existe 36 microclimats au Liban (seulement 28 en France!), que notre Litani national n'a rien à envier au Gange question pollution et que les tortues marines femelles pouvaient garder la semence masculine fertile pendant 4 ans (si si... je l'ai même vérifié avec Google!).
J'ai particulièrement aimé, les articles "Letters to Philippe Bustros", "Green-fingered friends", "A green Agenda", "Protecting Lebanon's coastline", "Is the Judicial system soft on quarry owners?", "Going nuclear is not going green", "Jabal Moussa's treasures", "The Amazon rainforest", "Mosquitoes: unwelcome summer guests", "Saving Lebanon's sea turtles" et "New York city is greening up its act".
J'ai moins aimé la présence de la pub The new Porsche Cayenne, une voiture 2 fois plus polluante que la plupart des modèles sur le marché et l'illustration de l'article "When women celebrate Mother Nature"… Autant j'adore le titre, autant j'ai trouvé les poses de ces femmes plutôt incongrues car elles n'ont rien de naturel! Elles frôlent le ridicule pour certaines.

En refermant ce numéro je suis à la fois enchanté et plein d'espoir. Bien plus qu'au début de ma lecture, c'est pour dire! Et pourtant je suis assez pessimiste en tout ce qui concerne notre pays, notamment sur le plan environnemental. Mais aujourd'hui je m'incline devant l'optimisme communicatif et la combativité de Pascale Choueiri Saad. Je remercie l'équipe de Beyond Magazine de nous offrir ce havre de paix, d'écologie et d'espoir au milieu de notre tumultueux Liban. Vous avez gagné un lecteur assidu.

Vivement le prochain numéro !
Allez, à la santé de Beyond !

mercredi 21 septembre 2011

Pré-en-bulles, une expo panachée aux couleurs de la Méditerranée (Art.36)


Au commencement il y avait des bulles dans les prés, qui une fois photographiées donnèrent sur le négatif des "pré-en-bulles"! Je sais il n'y a plus de négatifs depuis des lustres, mais pour le besoin du récit je suppose que les photographes ont utilisé des appareils argentiques.

Et puis qu'importe, Bélinda Béatrice Ibrahim et David Sahyoun sont des chasseurs de rosée! Voilà l'essentiel. Leurs images sont composées de bulles et chaque bulle raconte une histoire, comme dans les dessins animés. Pour parvenir à immortaliser ces histoires les artistes ont eu recours à un double objectif: un objectif macro pour approcher les gouttelettes sans les effrayer et un objectif-bulle pour capter l'immensité des paysages.

A l'arrivée, on a des images panachées aux couleurs de la Méditerranée! Les clichés sont d'une grande beauté, certains sont tout simplement somptueux. Les titres en soi, valent le détour, comme cette Farandole d'été par exemple!

En pratique, vous aurez 2 façons d'aborder l'exposition. Cinématographique: regarder l'image, rêvasser un moment, fermer les yeux, chercher un titre, rouvrir les yeux, lire le titre, s'exalter! Littéraire: lire les titres, fermer les yeux, rêvasser un peu, rouvrir les yeux, regarder l'image, rêvasser de nouveau… Rien ne vous empêche de faire 2 visites, l'une dans le sens des aiguilles d'une montre, l'autre dans le sens contraire!

J'ai eu la chance de bénéficier d'une avant-première numérique. J'étais ravi d'autant plus que j'avais essayé dans le passé d'être chasseur de pluie… mais je n'ai rien récolté à part des vêtements trempés!

Il y a sans doute diverses raisons pour vous pousser à vous rendre à la Galerie 6 d'Achrafieh: connaître les photographes et aimer la photographie, comme moi, notamment macro. Mais il y a bien plus, Pré-en-bulles est une expo pour qui souhaite s'émerveiller encore de nos jours!

Et si à la fin de votre visite vous vous demandez que sont devenues ces gouttelettes, voyez cela avec Bélinda. Elle saura vous trouver une réponse personnalisée qui prolongera votre rêverie!


Pré-en-bulles / Galerie 6
Rue Albert Naccache (Achrafieh), imm. Ingea
Tél: 01-6202281 / 03-289644
Jusqu'au jeudi 29 septembre de 10h à 13h et de 15h à 18h

mercredi 13 juillet 2011

Borderline ! (Art.23)


En buvant mon café ce matin, je me suis souvenu de cette anecdote.

Il y a quelques temps, on m'a chargé de trouver le meilleur moyen de répondre à une personne qui était très active sur Facebook et qui n'arrêtait pas d'insulter un grand leader politique avec des articles bas de gamme à profusion.

Après plusieurs jours d'enquête j'ai découvert qu'il s'agissait d'un avocat frustré, aussi bien au niveau professionnel que personnel, aigri par la vie, à qui Mark Zuckerberg a offert la possibilité de nuire, donc d'exister.

J'ai rendu un rapport préconisant d'ignorer la personne car non seulement ses écrits étaient d'une grande vulgarité, donc pas pris au sérieux et d'une faible portée, donc pas la peine de s'y attarder, mais en plus étant une personnalité borderline, la moindre attention officielle à son égard alimenterait son hystérie.

Toute allusion à des événements récents n'est absolument pas fortuite!

dimanche 10 juillet 2011

La fièvre du samedi soir au Pier 7 (Art.22)


Certes je savais à quoi je m'attendais. Un endroit qui se considère comme un "rooftop" alors qu'il n'est en réalité qu'un "floortop" aurait du me rendre méfiant! Ce n'est pas que je sois un fan des rooftops, loin de là! Mais finalement je me suis dit oublions ce petit détail et faisons confiance à Alfred de Musset, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse! Et l'ivresse ce n'est pas l'alcool qui allait me la procurer, c'est une chanson, une seule… Where the streets have no name! Au milieu d'une soirée animée par une musique assourdissante livrée par un DJ inconnu, devait intervenir un groupe en live, aussi inconnu que le DJ pour le public, et chanter uniquement cette chanson mythique de U2. Bono avait écrit ses paroles lors d'un voyage humanitaire en Ethiopie en 1985. C'est une de mes chansons préférées, une chanson de grands espaces, qui abolit les frontières, surtout celles à l'intérieur!

A l'entrée du bâtiment, un chassé-croisé d'invités qui doivent montrer patte blanche pour ceux qui arrivent. On sent la crainte sur les visages, que leurs noms ne figurent pas sur les listes alors qu'ils ont réservé leur place à ce qu'il parait des mois à l'avance. C'est la rumeur qui le dit. Au passage,ce n'est pas la peine d'appeler on vous répondra que c'est complet pour toute la saison 2011, même si ce n'est absolument pas le cas! Une autre rumeur le dit également. Peut être que tout cela fait partie du plan com pour ce genre de lieu! Il y a aussi l'agitation des valets parking, avec une confusion telle que n'importe qui peut repartir avec n'importe quelle compagnie dans n'importe quelle voiture! Enfin, presque! Je suis rentré par les coulisses à quelques minutes du live show.

Nonobstant des odeurs de la colline de détritus à gauche et des égouts de Nahr El-Mott à droite, l'alcool coulait à flot. La Vodka étant la reine de la soirée. Je me suis souvenu de ce T-shirt que portait la veille un jeune d'Achrafieh où il était inscrit "Wine is fine, but liquor is quicker"! Je n'adhère pas à cette école de pensée mais j'ai trouvé la phrase excellente! Je ne pensais pas l'utiliser aussi rapidement.

Les artistes se sont donnés à fond, ils étaient en communion avec le groupe irlandais qui se produisait au même moment à l'hippodrome de Montréal. En dépit de cela, personne n'a décollé du sol à part les artistes eux-mêmes! Le public regardait avec intérêt, mais n'osait pas se relâcher complètement. C'est tout un art de paraître un(e) blasé(e) de la vie au Liban!

Le ridicule qui tue -il y en a eu beaucoup, mais les autres ne tuaient pas- c'était ces faux acrobates qui sont remontés des entrailles de la scène, accrochés par des draps à des poulies coulissantes, portant des magnums ou des mathusalems encore plus ridicules qu'eux. Le manipulateur du chantier les fait passer au dessus du public, les fait avancer vers les destinataires de la bouteille et lâche les câbles. Une hôtesse encore plus ridicule que la bouteille elle-même, récupère le précieux produit, allume des torches encore plus ridicules que cette potiche d'hôtesse, pour se frayer un chemin dans un public médusé et envieux, et aller poser ses magnums et ses mathusalems sur la table d'un personnage encore plus ridicule que l'acrobate, la bouteille, l'hôtesse et la torche réunis! J'ai adoré!

Pourquoi rapporter cette expérience? Parce que j'ai trouvé l'aventure intéressante. Faut-il envisager une action politique? Sûrement pas, la liberté est sacrée. Personne ne m'a obligé à m'y rendre et personne n'empêchait les gens de s'y rendre non plus. Je me suis souvenu de la tentative d'interdire la vente d'alcool à Nabatiyé et je me suis posé la question à savoir si nous étions dans une société dominée par le Hezbollah, où le parti de Dieu avait les mains libres comme dans la République islamique d'Iran, est-ce que de tels lieux continueraient à exister? Certainement pas. Est-ce que ça serait une grande perte pour l'humanité? Sans doute pas, mais cela constituerait une grave atteinte aux libertés fondamentales! Ce n'est pas à l'ordre du jour du gouvernement Mikati, mais c'est dans l'inconscient du Hezbollah qui contrôle l'exécutif libanais. Enfin, il ne faut pas oublier que le régime iranien, qui reste le modèle concret pour le Hezbollah, ne tolère pas ce genre d'endroits!

Nous sommes repartis 15 minutes après l'arrivée sur la route du littoral, en sens interdit à l'heure qu'il était -on s'est rendus compte au milieu du chemin- car nos braves daraks étaient plus préoccupés par foutre des amendes à des automobilistes BGBP, bons genres bons payeurs, garés au bord de la route mais qui ne gênaient personne, au lieu d'être en amont à faire respecter le sens du passage.

Bienvenue au Liban!